lundi 8 décembre 2008

Déniaise

Un jeu de séduction
Un jeu d'auto-destruction
Quand ta tête te crie non
Ton corps fait obstruction

Tu le sais j'ai essayé
Tu le sais tu t'es planté
J'passe mon tour c'est assez
Maintenant tu peux corriger

Reste de l'autre côté
À pitonner, à marteler
Moi du mien à remonter
Le coeur jamais fermé.

dimanche 21 septembre 2008

Nue

Le corps blanc
Scintille sur le sol
L'âme au vent
Brindilles au vol
Survole l'avion
Qui me portera dans
Une autre direction

ON voit pas l'intérieur
ON regarde l'extérieur
L'opacité est de mise
Ma transparence en crise

Il y a l'encre qui pulse
Rendent les veines noires
Crachent dans l'aurore
Il y a moi qui abuse

mercredi 2 juillet 2008

Mots

Des touches pour effacer
Aucune trace laissée

Envolés,

Et puis,
Je laisse l'encre couler
À jamais imprégner

J'aimerais les prélever
De ta bouche,
Les emporter,
Les mettre sur papier
D'une seule touche
Tout effacer

Et puis,
Je laisse l'encre couler
À jamais imprégner

Tes idées, sur papier
De ta bouche, transposées
Tes pensées, encrées

dimanche 8 juin 2008

Vancouver - L'entrée




Photo gracieusement copiée de Vanessa Parisé-Rochette.

Familière avec Vancouver de l'été dernier, l'Est, les Junkies je connais ça, cette fois je ne bougerai pas trop de la grand' ville exceptée pour une excursion probable à Radium Hot Springs ou encore sur la merveilleuse île de Vancouver, donc, je suis arrivée Jeudi le 5 Juin à l'aéroporc international après une ride d'avion fort pénible, sinusite + perte d'altitude = ... J'ai trouvé un Vancouver froid et pluvieux pour me rendre à Langley, à environ 2 heures (avec le traffic) du centre-ville de Vancouver, ou l'on habite une immense barraque, mais on cherche un appartement dans le centre-ville qui nous évitera les longs déplacements :) J'ai aussi été porter une couple de cvs en prenant soin d'y laisser un mauvais numéro, sans commentaire, je vais allée corriger mon erreur si la maison se réveille d'ici peu, donc voilà c'est tout le peu que j'ai à vous dire pour l'instant.

À la prochaine lecteurs assidus fidels?!

Humblement vôtre,

Johanne

lundi 19 mai 2008

Papillons - Mara Tremblay

Je n'ai pas peur des mots dans la nuit,
Ceux qui m'effraient sont ceux qu'on détruit,
La misère d'être franc, de se donner réellement
Sentiment très intense, attachement englobant.
Calculer ses envies, refouler la magie,
C'est pas trop ma version d'la vie,

J'ai questionné mon esprit sur la force de l'instant,
Sentiment très intense, attachement envoûtant.
Tu me laisses le pouvoir d'y croire,
Des parcelles d'espoir dans tes yeux,
Qui me tiennent encore en otage,
Je le crois, oui j'te crois encore,
Faut pas qu'j'te crois encore.

Tu me laisses, tu me blesses, tu me chantes le reste.
J'te veux, tu me veux, qu'est-ce que tu veux de mieux, mariage heureux?
Tu me veux ou tu me veux pas, jel sais pas, tu le sais trop
Fak pourquoi tu me prends, tu me laisses,
Tu me blesses pis tu me chantes le reste?

samedi 19 avril 2008

Rewind/Control

Avoir le contrôle, revenir sur l'action, effacer l'infraction. Revenir en arrière pour avoir un meilleur devant. Tu peux pas avoir le contrôle. Y'a pas de pourquoi, y'a pas de responsable, y'a pas de support. Laisse le temps passer, parce que ça va empirer. Pause. Y'a toujours des trous sur le parcours. Toujours pareil, fallait s'y attendre, faut toujours s'attendre à trouver des trous pis pogner la sortie de secours. Laisser le temps passer, parce qu'on a rien trouvé de mieux à radoter. Le temps est constant, y prend pas le devant, y va rien faire pour toi, le temps. Je cris, les vitres montées, personne m'entend. Y'a pas de personne, parce que j'ai crié, décontenancée. Je peux pas m'arrêter, je rêve de m'immobiliser mais t'as encore frappé, le responsable. T'as pas vraiment d'identité, parce que le monde irait probablement se venger, de t'avoir vu creuser. Je sais que tu vas recommencer, j'vais encore crier, découragée. J'peux rien contrôler, les vitres fermées, je songe à les baisser, qu'on m'entende crier, soulagée.

mardi 8 avril 2008

Le Chauffeur

J'ai demandé au chauffeur
De s'arrêter, de me laisser ici
Au milieu des champs
J'peux pas expliquer l'mouvement
J'ai pas réussi à me retrouver
J'me suis étendue dans le néant
Perdue au beau milieu du temps

J'ai demandé au chauffeur
De ne plus jamais me laisser ici
Ça me brisait le coeur
De le voir s'en aller au volant
Jeter l'oeil dans le rétroviseur
D'accélérer sans jamais s'arrêter

Chauffeur, reviens,
J'vais te montrer le chemin
J'serai ton guide, jusqu'à la fin
C't'un long voyage j'veux te proposer
Faut juste pas s'arrêter
Le vent loin derrière
Un nouveau chemin à faire.

dimanche 16 mars 2008

Un regard

Séparés, par l'extrémité
J'suis en train de rire
Et puis de sourire
À toi, instinctivement

De mon côté du bar
Toi au Nord
Le temps reste figé
Nos yeux se sont croisés

J'supporte pas l'intensité
J'fuis tes yeux par peur
J'comprends pas c'qui s'est passé
Regarde moi encore

Regarde moi
Laisser le Old no7 couler
Regarde moi
Pendant des heures
Regarde moi encore

J'ai la scène quand j'ferme les yeux
Tes cheveux miroitant le cuivre
Ton regard qui me perce le coeur
L'étoile qui file, j'fais un voeux
Pendant des heures
Regarde-moi, j'suis ivre.

14/03/08

On y voyait rien

mardi 11 mars 2008

Ville En Injection

St-Jean, t'es tattoué sur mon corps
Canmore, tu es gravé sur mon coeur
Montréal, tu pénètres mes pores

J'suis fille de campagne
Adoptée par l'Ouest sauvage
Dans la cité, j'passe mes heures

J'suis le chemin dans la banlieu
J'traverse le pays pour être ici
Arrêt en ville, pas moyens d'faire mieux

Là j'voudrais m'en aller
Retournons-y, j't'en pris
J'ai l'impression d'suffoquer

vendredi 22 février 2008

Comme avant

J't'en supplie, ris dont comme avant
Pour tes enfants, pour maman
Racontes-nous tes blagues au souper
Quand tu reviens de travailler
Ça me désole de jamais être là
De toute façon j'les entendrais pas
Parce que c'est fini c't'époque là

J'ai peur de plus jamais entendre ton rire
Juste ça c'était suffisant à m'faire sourir
Au lieu de ça t'avales tes pillules
Le bain en écoutant ta nouvelle béquille
Dans la pièce d'à côté j'reste tranquille
J'm'enferme dans ma bulle
J'veux pas entendre le disque

Redeviens l'homme que t'as été
Racontes moi à nouveau
Les blagues que t'as déjà compté
Jettes les pillules à l'eau
Brûles le disque, prends un risque
J'serai ta béquille si tu veux
Tant qu'tu prends du mieux...

dimanche 17 février 2008

Mind

La tête au sol
Les pieds en l'air

Where is my mind?

La tête qui tourne

Where are you?

Tu te sens bousculé
L'équilibre dans l'air
Aucun contrôle au sol
La tête qui tourne

Where is your mind?

Tu comprends rien
Tout est illusion
Rien à l'intérieur
Tu te demanderas

Where is my mind?

Perdu, probablement
La tête ailleurs
La tête vide
La tête qui tourne

Feet on the ground
Head in the air
Tu marches normalement
Mais ta tête est toujours vide
Rien à l'intérieur
You will forever ask yourself

Where is my mind?

vendredi 15 février 2008

lundi 11 février 2008

Unizarre ft. James C. Lynch

Je suis moi
Moi qui est la différence
À l’intérieur aucun sens
J’établis mes lois

Je me définis
Créateur de mon mutisme
Le doute imprègne mon métabolisme
Où règne le désordre, je crie
Suis-je normal!?
À votre croisé, le doute s’installe

Combattant le chaos uniforme
Perdant je me conforme
Aucun résultat mirliflore
Cadence véloce, arrive le tort

Au fond, je m’y plais
Tel un nénuphar dans le marais
On a été chercher ça loin
On est bizarre rien de moins

mercredi 6 février 2008

Nomade

J'ai croisé un homme aujourd'hui
Il trainait sa maison avec lui
Y se promenait seul sous les averses
Son indifférence comme parapluie

mercredi 30 janvier 2008

E-Nuit

La vie prend forme la nuit
En voiture j'descends St-Denis
Les lumières tournent au vert
D'habitude c'est l'contraire
Tout s'ouvre devant moi
Comme si j'étais roi

J'freine mais j'accélère toujours
Faute de contrôle
J'me laisse aller
Rien peut m'arrêter
Faute de contrôle...

Coup d'oeil au miroir
J'observe mes pupilles
'Sont d'la taille d'une bille
C'pas parce qui fait noir...

J'percute un mur épais
Tout est gris, j'y vois rien
J'suis dans un nuage
J'ai perdu mes roues

J'me laisse porter

J'plâne dans mon imaginaire
Au coeur d'un voyage
Qui me conduit dans mon trou

La neige scintillait
J'comtemplais
Même que ça m'amusait
Là j'me rappellais
Ta main qui glissait
Dans mes cheveux/Dans ma peau
Comment on se sentait
Comment on était bien

La nostalgie s'intensifie
Oui, parce que j'suis seule dans mon lit
À me rappeller sans cesse le passé
Sans jamais vraiment l'oublier
Caresse sur ma peau
Touché dans mes cheveux
J'vois tes yeux
Sans dire un mot
J'suis juste en train de rêver...

Mon système se rétablie
Le buzz est fini.

mardi 22 janvier 2008

La Langue Frenssaise

C'pas un manque d'éducation
Ça doit être notre génération,
Non c'est pas une évolution...
Ça reste un moyen de communication
On s'en sert à notre façon

Vous êtes pas écoeurés
D'en entendre parler?
Serait de temps de l'assumer

On est pas parfait
Encore moins le français

On l'écrit juste d'une autre manière
Au lieu de dire qu'on est en train de massacrer
Avouez-le, soyez fier
On est une autre société

Y'a personne qui va me dire comment parler
Comment écrire, comment manger
Tout ça c'est étroitement lié
Sur quoi vous vous basé pour juger
Le Petit Robert pis le Bescherelles?
Y'a pas de mode d'emploi pour comment utilisé un mot
Y disent pas de restrictions pour les voyelles
Vous aurez beau dire que je parle mal
Ça atteindra jamais mon moral
Vous voyez bein qu'vous avez tout faux...

Amaj7

J'écris sur un accord
Tes renversements me bouleversent
Délicatement, je les presse
Ton contraste noir et blanc
Illuminé par l'aurore

Les genoux fléchis
Je m'assieds

Je me perds dans tes gammes
J'me lance dans un crescendo
Ça monte en octave
L'intensité devient grave
Les notes dans la peau
Sur mon piano le blâme.

samedi 12 janvier 2008

Accident d'char

Courbe
Tournante

De ma vie

Le blanc de ton tapis
La glace sous le foullis
La ceinture pas bouclée

Courbe tournante
Tu dérapes ma vie

Tonneaux
J'ouvre les yeux
J'suis sur le dos
J'vois le tapis blanc
Et puis du feu
J'vois du sang

J'aurais pu me tuer
J'aurais pu te tuer
"Un cheveu de pu marcher"
C'est ok on t'a opéré

Semaines, emmurée de blanc
Semaines à y voir, que du noir

J'voulais mourir mais on m'a dit que j'allais guérir
Des mois à avoir un corps pis pas pouvoir s'en servir
C'est drôle je repasse là chaque journée
J'ralentis, j'me dis, c'est ici j'ai failli y rester
J'm'en suis sortit mais c'est aussi,
Qu'j'en ai laissé une partie.

Parle Avec Tes Yeux

J'en ai vu.

Paupière abîmée,
Regard fatiguée,
Pupille dilatée,

L'accuité diminue.

Ne cherches pas à savoir pourquoi
J'te l'dirais, qu'tu comprendrais même pas
Veux-tu, regardes devant toi
Oublie-moi si tu veux.

Les années ont passées
Nouveau monde sur ton chemin
Vieux monde dans l'accotement
C'est un cercle vicieux.
Cette fois je le sens, c'est différent.
Je l'ai remarqué, ça s'éloigne autour de moi

Ça fait bien quatre ans
Quatre ans à se dire :
On devrait se revoir,
Faire de quoi
Ça fait bien quatre ans
Qu'on le sait,
On se reverra pas,
Parce que c'est comme ça.

Les années ont passées
Nouveau monde sur ton chemin
Vieux monde dans l'accotement
C'est un cercle vicieux.

J'me souviens v'là 10 ans
On avait du fun au jour de l'An
Dans c'temps là on était tous vivants
Les grands-parents y souffraient pas autant
Oubliez de leur souhaiter la santé
Eux-autres tout c'qui veulent c'est s'en aller
Partir plus vite, moins souffrir

J'observe avec mon oeil abîmé
J'avais rien vu arriver
J'aurais pas pu deviner
J'aurais même pas pu te sauver
On dirait que j'goute pu rien

Pour l'instant j'te mets de côté
Va, rejoindre les autres dans l'accotement
À force de perdre mes sens
J't'entendrai plus battre.